«Un fromage pour chaque jour de l’année», «Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 246 variétés de fromage ?» (Général de Gaulle), «La France ? C’est le pays du bien manger ! Pain, vin et… fromage !».
Autant de paroles émanant de Français illustres ou d’étrangers qui collent à notre pays !
Notre pays est en effet un grand producteur de fromages : entre 350 et 400 types dont une quarantaine bénéficie d’une AOC, Appellation d’Origine Contrôlée.

La région picarde est terre céréalière. Les champs de blé s’étendent à perte de vue, les moissons constituent une des grosses activités des mois d’été. Prolongement tout à fait logique de cette agriculture céréalière, on compte également en Picardie un nombre extrêmement important de moulins. Tous n’avaient pas une fonction liée aux travaux agricoles : parmi ces  constructions, une proportion était destinée à produire de la farine, d’autres tiraient, de la force des eaux, de l’électricité. Ils ont représenté, dans les siècles passés, une manne d’emplois enviable, et sont désormais des lieux protégés, habitats pour les uns, sites touristiques pour d’autres ou lieux de pédagogie.
Pourpre, or, orange flamboyant… somptueuses couleurs de nos forêts en automne. Elles nous offrent à cette époque de l’année des paysages d’une beauté époustouflante.
Nous aimons nos forêts. Il paraît – des études le prouvent – que nous les aimons de plus en plus.
Ce que nous venons y chercher ? Un espace récréatif certes mais aussi quelque chose de plus profond : le retour à un contact avec une nature primitive, la recherche d’une harmonie retrouvée avec notre environnement. Se promener sur les grandes allées forestières bordées d’arbres majestueux fait du bien à nos poumons mais aussi à notre esprit !
En Picardie, comme ailleurs, là où les petits ruisseaux font les grandes rivières, qui feront par la suite les grands fleuves, le paysage est émaillé de ces cours d'eau au charme bucolique, à la vision apaisante.
Itinéraires dans l'Histoire et dans l'Archerie : la rencontre de la tradition et du sacré...

 

L'homme sait aujourd'hui qu'il a mis sa planète en danger. Cette prise de conscience a amené nombreux d'entre nous, entraînés par des leaders d'opinion, à remettre en question nos habitudes de vie : alimentation plus saine, réapprentissage de la lenteur, redécouverte du calme, respect de notre environnement.
Innover, élargir la gamme des propositions, s'ouvrir à de nouvelles formes artistiques, des cultures autres : en Picardie, le festival est présent partout, sous de multiples aspects, et depuis de nombreuses années.
Savez-vous que c'est en Picardie qu'est né le royaume de France ? Dans l'Aisne précisément et à Soissons.
"Le champagne, c'est en Champagne". Qui n'a déjà entendu cet aphorisme, pour ma part, excédant ? Et qui laisse de côté une partie du vignoble !
Et pourtant... A 90 km de Paris seulement, les vignes sont actuellement en pleine effervescence. Comment s'appellera donc ce liquide couleur or clair aux fines bulles que les vendanges produiront ? Champagne !
N'en déplaise aux adeptes des idées reçues, le champagne est aussi picard ! Et quel champagne !

Promenons-nous dans les bois…

...quand les champignons sont là.

L'été est fini. On a quitté les plages et retrouvé la douceur de sa maison.
L'automne, dans nos régions, pare nos forêts et nos bois de flamboyantes couleurs d'or : c'est la saison des balades et la saison de la cueillette des champignons.
On retrouve lors de ces cueillettes des gestes ancestraux, car savez-vous que cette activité aujourd'hui à la mode, est extrêmement ancienne ?
Passer un séjour en Picardie, c'est s'offrir un week-end ou des vacances dont on peut être sûr par avance de la richesse et de la densité. S'étendant sur trois départements, la région, aux accents joliment maritimes, ruraux, aux villages et aux villes fleuris, offre un patrimoine impressionnant à qui prend la peine et le temps de s'y attarder un minimum. Terre d'écrivains, elle préserve les maisons de ceux-ci avec grand soin, de Jules Verne, auteur amiénois, à Jean de La Fontaine, que Château-Thierry honore toujours comme il se doit...
Tu mets le linge dans une grande bassine et tu laisses tremper avec la lessive. Après tu emmènes tout au lavoir. Tu arrives à la rivière, tu trempes le linge dans l'eau et zoup ! et zoup ! Tout est magnifique ! Impeccable ! C'est doux... ! Ça sent bon... ! Et rien n'a besoin de repassage ! Tu mets sur des cintres pour que ça s'égoutte et fini ! Terminé!
"Nous partirons à 8h45 précises pour découvrir ensemble un circuit de 15km (allure moyenne de 4,5km) soit environ 3h30 de marche..."
"Souviens toi, ça parlait de la Picardie, et des roses qu'on trouve là-bas..." La Picardie pays des roses, région riche, de son terroir, de son patrimoine, sa nature, mais aussi terre d'écrivains et terre de festivals...
Les origines de la ville sont très lointaines. A l'époque mérovingienne, sur son territoire existait une agglomération, capitale du Pagus Gallevèsensis sans doute précédée de nombreuses villas gallo-romaines sur la rive droite de la Marne. Ainsi serait née Teuderici avant Chaûry qui précéda le nom de Château-Thierry.
La situation naturelle de la ville, un plateau la dominant, un solide piton rocheux surveillant la Materna, la Marne, a facilité sa pérennité à travers les changements historiques. Tour à tour oppidum gaulois, plessié gallo-romain, ferté mérovingienne, forteresse féodale puis résidence de seigneurs, si le château a subi de nombreux sièges, la ville est toujours là. Jusqu'au XXe siècle, elle ne fut pourtant pas épargnée !

Des Carolingiens
à la Folie Impériale…
…Le château
de Pierrefonds

En lisière de la forêt de Compiègne, contre laquelle il s'appuie au nord-ouest et dominé au sud par un plateau, Pierrefonds est un village hors du commun, que l'on pourrait qualifier d'hors du temps. Pourquoi ? Parce qu'un château le surplombe et pas n'importe quel château. Une horreur pour certains, un joyau pour d'autres, une fantaisie ou une forteresse aujourd'hui sans aucune qualité militaire, il n'en reste pas moins un témoignage historique important et une des plus belles pièces du patrimoine de notre région. Certains l'appellent le château de la Belle au Bois Dormant, mais la dernière personnalité importante à y avoir élu domicile fut Napoléon III.

Longpont…
le village
était un monastère…
…l'église
une cathédrale

Le village de Longpont est situé dans une large vallée, en bordure orientale de la forêt de Retz, entre Soissons et Villers-Cotterêts, dans cette région qui a fait l'Histoire qui, elle-même ne l'a jamais épargnée. Qu'elle soit militaire, politique ou religieuse, depuis des siècles et des siècles, l'Histoire se passe là. En tout cas, jusqu'en 1918, elle n'a cessé de laisser ses traces, souvent tristes : invasions, destruction, guerres de religion, guerre de position, ruines, désolation.
Longpont est un de ces villages dont l'origine remonte à la naissance de la civilisation, ou presque. En 1131, au fond de cette vallée marécageuse, abandonnée depuis l'époque gallo-romaine (d'où le village tient son nom), des moines ont extrait du sol des pierres, du bois. Des rivières ils ont tiré de l'argile et ils ont bâti un monument. Pas de ceux qui commèmorent un événement, non, un monument à la gloire de Dieu, à la gloire de leur foi. En un siècle, ils bâtiront un monastère et une église qui était une cathédrale.

Le théâtre
de l'histoire
que l'on contemple
n'a pas de terme…
…pas plus
à Champlieu
qu'ailleurs !

C'est au sud de la forêt de Compiègne, sur un vaste plateau, que l'on peut contempler un théâtre gallo-romain et, du coup, c'est tout le site qui devient le théâtre de l'Histoire, une pièce qui ne connaît pas de terme.
Sur ce site divisé en deux par la chaussée Brunehaut (du nom d'une reine qui mourut atrocement torturée), c'est l'empreinte de l'empereur romain Valentinien III qui apparaît, mais aussi celle de Napoléon III et de Viollet le Duc. Et tout ce qui s'est passé entre les deux époques dans cette région du Valois résonne dans ce théâtre ouvert, dans ce temple et dans ces thermes
qui n'ont pas encore dévoilé tous leurs secrets.
Les vestiges gallo-romains de Champlieu correspondent aux restes d'un camp militaire romain qui, sans doute, contrôlait la chaussée. C'était aussi un lieu d'échanges divers.
Les cryptes
de Jouarre...
...mille quatre cents ans
de sommeil près d'un monastère encore actif
A 140 mètres d'altitude, au bord du plateau de la Brie dominant la Marne et le Petit Morin, les Cryptes de Jouarre sont une exception historique. Plutôt que d'évoquer au public une certaine nostalgie d'époques révolues, plutôt qu'une réminiscence, leur vision fait subir un véritable flash-back. On est à Jouarre, sur la place Saint-Paul, dans la crypte du même nom, et l'on est en 630 après Jésus-Christ.
Petite histoire
du commerce
et de l'industrie
de Crespy (950)
à Crépy-en-Valois (1914)
A 13 lieues de Paris sur la route de Paris à Soissons, à 10 lieues de Château-Thierry, à 7 de Meaux, au centre des régions Picardie, Brie, Champagne et Flandre, il y a eu Crespeïum.
Dès 1119 le nom apparaît, cité par le roi de France. On le retrouve en 1278, toujours en latin, mais c'est alors Crespiacum. Ce terme, qui va donner Crespy puis Crépy, vient du latin crypta, crypte, grotte.
En ces temps reculés, la ville est vivante, ses habitants sont nombreux, on compte alors 2000 maisons dans ses fonds et sur ses côtes.
Le château
de Chantilly...
Bâti sur un piton rocheux entouré de marécages et de terres appartenant à différentes abbayes, dont celle de Saint-Denis et ce, jusqu'au XIIIe siècle, le château de Chantilly existait sans doute, sous la forme d'un château fort au XIVe siècle. On peut en effet lire dans certaines publications que les archives du château, malgré les destructions de la période révolutionnaire, font état de réfections entre 1386 et 1394. Les fondations de cette construction sont toujours visibles aujourd'hui et ont servi aux différentes reconstructions qui se sont succédé depuis.
L'aigle de Meaux
Ci-gît, dans l'attente de la résurrection, Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, comte consistorial, précepteur du Grand Dauphin et de la Grande Dauphine, aumônier du duc de Bourgogne, conservateur apostolique privilégié de l'Université de Paris, supérieur au collège de Navarre, mort le 12 avril 1704. Il fit briller l'épiscopat pendant trente-cinq ans, dont vingt-deux à Meaux, par sa vertu et sa doctrine.
Telle est l'épitaphe inscrite sur la pierre tombale de Bossuet, aussi appelé...
Le château
de Château-Thierry...
Le château de Château-Thierry existe, pourrait-on presque dire, depuis le IVe siècle, même si la seule certitude est l'existence d'un oppidum à son endroit. Celui-ci avait sa garnison et donc, certainement, un fortin de tradition antique, en bois. Depuis, le lieu fut occupé sans interruption. Il ne reste plus beaucoup de ruines visibles, mais ce qui reste a une importance capitale pour comprendre les temps passés de la ville.
Le massif domanial
de la forêt
de Retz
Vaste fer à cheval au pourtour très irrégulier atteignant 360 kilomètres (long de la lisière de Compiègne : 90 km), parcouru par soixante kilomètres de routes forestières et par 560 kilomètres de laies, layons et chemins forestiers eux-mêmes entrecoupés par près de quatre cents carrefours, le massif domanial de la forêt de Retz est l'un des plus anciens, des plus beaux massifs forestiers du pays.
S'étendant principalement dans l'Aisne, il a sept cent cinquante hectares situés dans l'Oise. S'y promener est un enchantement et les sites à découvrir, arbres remarquables ou points de vue, chapelles ou rochers, fontaines ou étangs peuvent l'être grâce à des circuits balisés.
Jeanne d'Arc
dans notre région
Bien que native de Lorraine et morte à Rouen, Jeanne d'Arc n'en vécut pas moins une grande partie de son âge héroïque dans le Valois traversant, en venant de la Loire apr?ès avoir libéré Orléans, la Champagne.
L'Aube, la Marne, l'Aisne, l'Oise, autant de départements d'aujourd'hui, traversés par la Pucelle d'Orléans et ses hommes, jusqu'à la terrible journée compiégnoise, le 24 mai 1430, qui mit fin à son épopée.
Musée
du machinisme agricole
de la Ferté-Milon
Il a déjà vingt ans, Evelyne Coppin, avec le concours des professeurs du lycée professionnel, entreprenait de mettre sur pied un petit conservatoire du machinisme agricole à La Ferté-Milon. Le 22 juin 1985, l'inauguration avait lieu, le ruban inaugural étant coupé par le recteur de l'académie d'Amiens, Claude Mesliand, en présence de l'inspecteur général de l'Education nationale, Lucien Donnadieu. Une salle du musée porte le nom de ce dernier. On peut s'interroger sur le choix d'un tel thème, le machinisme agricole, pour un musée. Mais ce serait oublier que le lycée Château Potel dispense cette formation et que notre région est largement agricole. Patrimoine, histoire sociale et avenir (à travers le lycée) se rejoignent au musée.

A La Ferté-
sous-Jouarre…
…le parc
de la Fontaine
aux pigeons

Pour les sportifs, les adeptes de détente en plein air, pour les amoureux romantiques, il est possible de voir à La Ferté-sous-Jouarre un parc de toute beauté et ce, en toute saison. Que ce soit en été, lorsqu'il est verdoyant ou en automne lorsque ses arbres, de multiples essences, se teintent d'ocre et d'orange.
Le parc fut acheté par la municipalité en 1984 afin de le garder, comme un poumon vert, et pour préserver la campagne à la ville.
D'une superficie de six hectares, il fut inauguré le 14 juin 1987 et il est ouvert gratuitement, l'été de 8 heures à 21 heures et l'hiver, de 10 heures à 16 h 30.
A Crépy-
en-Valois…
…Saint-Thomas
(-Beckett)
de Canterbury
Saint-Thomas Beckett (ou Becket) est né à Londres en 1118. Prélat anglais, ami du roi Henry II Plantagenêt. Ce dernier le nomme chancelier d'Angleterre en 1155 puis archevêque de Canterbury en 1162. Mais Thomas Beckett défendra l'Eglise contre le roi qu'il excommunia. Des comtes du roi, sur son ordre ou de leur simple initiative, pensant que le souverain voulait sa mort, assassinèrent Thomas Beckett dans le chœur de la cathédrale de Canterbury le 19 décembre 1170.
Il fut rapidement considéré comme un martyr et vénéré à ce titre. Sa sanctifiction fut une des plus rapides de l'époque puisqu'elle eu lieu trois ans seulement après sa mort !
Mais pourquoi une église collégiale Saint-Thomas-Beckett à Crépy-en-Valois ?
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L'Histoire
de nos villages...

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